Je valorise son utilité : « Vous savez, sans vous, je n’aurais pas appris à faire la cuisine aux légumes anciens la semaine dernière. Vous m’avez appris quelque chose d’important. » Je l’invite à une toute petite action (choisir la confiture) pour reconstruire son estime. 3. Signalement et coordination (devoir de protection) Même si Mme Dupont refuse, la charte des ADVF précise qu’un professionnel ne peut laisser une personne en danger avéré. Après avoir tenté la persuasion, j’explique : « Je respecte votre refus, mais mon métier m’oblige à informer votre fille par sécurité. Je peux l’appeler devant vous, et vous lui direz vous-même ce que vous souhaitez. » Si elle refuse encore, je contacte mon référent professionnel (selon la loi 2002-2 et le secret professionnel partagé en aide à domicile). 4. Prévention et suivi Je note dans le cahier de liaison : chute, état psychologique, refus de soins. Je propose de réévaluer ensemble le plan d’aide : installation d’une barre d’appui dans la salle de bain, visite d’un ergothérapeute. Je demande une réunion avec la famille et la coordonnatrice pour ajuster les passages (par exemple, passage plus long le matin pour vérifier le lever). Conclusion Cette mise en situation illustre la triple compétence de l’ADVF : technique (gestion de la chute, hygiène), relationnelle (écoute, valorisation) et éthique (équilibre entre respect du refus et non-abandon). Mon action n’est pas une imposition de soins mais une négociation permanente où la personne reste actrice. Finalement, après une heure d’échange, Mme Dupont a accepté que j’appelle sa fille pour « prendre de ses nouvelles », ce qui a permis une consultation médicale dans la journée. L’ADVF est ainsi un maillon essentiel du maintien à domicile sécurisé et digne. Note : Dans un véritable examen ADVF, il est attendu que vous citiez les gestes précis (mettre un coussin sous le bras, préparer un plateau repas équilibré), les limites de votre rôle (vous ne posez pas de diagnostic médical), et les textes de référence (Code de l’action sociale et des familles, secret professionnel). Adaptez toujours votre réponse au cas concret donné par le jury.
Son discours ( « plus utile » ) révèle une possible dépression ou un sentiment d’abandon. Le refus d’appeler sa fille montre soit une peur d’être à charge, soit une relation familiale complexe. exemple mise en situation advf
Plutôt que de forcer, je propose : « Si vous ne voulez pas de médecin tout de suite, acceptez-vous que je mette un peu de glace sur votre bras et que je prépare un petit-déjeuner réconfortant ? » Cela restaure son sentiment de contrôle. Je valorise son utilité : « Vous savez,
Contexte de la situation : Vous êtes ADVF intervenant au domicile de Mme Dupont, 82 ans, vivant seule. Elle souffre d’arthrose sévère et d’une légère perte d’autonomie. Lors de votre passage du matin, vous constatez qu’elle n’a pas pris son petit-déjeuner, qu’elle est tombée la veille au soir (hématome au bras), et qu’elle refuse de prévenir sa fille ou son médecin. Elle vous dit : « Je ne veux déranger personne. De toute façon, à mon âge, on n’est plus utile. » Je peux l’appeler devant vous, et vous lui